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Taux nominal vs réel ▾
Le taux nominal est le rendement brut de votre placement. Le taux réel soustrait l'inflation et révèle comment votre pouvoir d'achat évolue réellement chaque année.
Les deux comptent : utilisez le taux nominal pour comparer aux indices; le taux réel pour comprendre ce que votre épargne achètera à la retraite.
Les taux utilisés dans ce calculateur ▾
Le taux par défaut de 7,3% nominal (≈ 4,6% réel à 2,2% d'inflation) correspond à XEQT, un FNB d'actions mondiales de iShares disponible sur la TSX. Comme XEQT a peu d'historique, cet estimé s'appuie sur les rendements à long terme des marchés mondiaux (proche de l'indice MSCI World). Nous utilisons une estimation conservatrice — ce n'est pas une prédiction. Modifiez le taux dans n'importe quel compte pour utiliser votre propre hypothèse.
Les rendements passés ne garantissent pas les rendements futurs. C'est le taux utilisé comme valeur par défaut dans le calculateur, pas un conseil financier.
Qu'est-ce qu'un FNB? ▾
Un FNB (fonds négocié en bourse) est un panier de titres — actions, obligations, ou les deux — qui se transige en bourse comme une action individuelle, mais qui vous donne une exposition instantanément diversifiée à des centaines ou des milliers d'entreprises en un seul achat.
La plupart des FNB mentionnés sur cette page (XEQT, VGRO, ZBAL, etc.) sont des FNB indiciels à gestion passive : plutôt que d'essayer de battre le marché, ils reproduisent simplement un indice au coût le plus bas possible — souvent moins de 0,25% par année en frais de gestion (RFG), contre 2% et plus pour un fonds commun de placement traditionnel.
La règle du 70% de remplacement de revenu ▾
De nombreux planificateurs financiers ciblent le remplacement de 70% du revenu avant la retraite. Mais ce chiffre varie beaucoup selon votre situation : hypothèque remboursée, enfants autonomes, style de vie prévu et dépenses de santé anticipées.
La meilleure approche : calculez directement vos dépenses anticipées à la retraite plutôt que d'appliquer un pourcentage à votre revenu actuel. Le montant dont vous avez besoin est une question de dépenses, pas de revenus.
Le taux de retrait ▾
La règle du 4% (Étude Trinity, 1998) dit que vous pouvez retirer 4% en an 1 puis ajuster pour l'inflation sans épuiser le portefeuille sur 30 ans. C'est un point de départ, pas une garantie.
Les Canadiens conservateurs utilisent souvent 2,7–3,2%, surtout avec des obligations ou un horizon long — une fourchette popularisée par Ben Felix de PWL Capital (Rational Reminder), qui soutient que les études basées sur les données américaines surestiment la sécurité du 4%. Formule pratique : rendement du fonds − inflation − coussin de sécurité.
Pour un autre son de cloche, Morningstar évalue plutôt le taux « sûr » de base à 3,9% pour 2026 (dépenses fixes, 90% de probabilité de ne pas manquer de fonds sur 30 ans) — et jusqu'à 5,7% pour qui accepte d'ajuster ses dépenses selon les marchés (approche « garde-fous »). L'écart entre 2,7% et 5,7% montre à quel point ce chiffre dépend des hypothèses retenues et de votre flexibilité budgétaire.
Gestion du risque : actions vs obligations vs compte d'épargne à intérêt élevé ▾
Les actions offrent un rendement espéré plus élevé à long terme, mais avec plus de volatilité à court terme; les obligations sont plus stables, mais avec un rendement espéré plus faible. Le ratio actions/obligations de votre portefeuille détermine votre profil de risque global.
Plus vous approchez de la retraite — ou plus une baisse de marché vous rendrait nerveux — plus il peut être judicieux d'augmenter la portion obligataire pour réduire la volatilité, une approche parfois appelée « glissement vers les obligations ». À l'inverse, un horizon long permet généralement d'absorber plus de volatilité en échange d'un rendement espéré plus élevé.
Plutôt que de gérer et rééquilibrer vous-même plusieurs FNB, les FNB de répartition d'actifs (« tout-en-un ») combinent actions et obligations mondiales dans un seul titre, à un ratio fixe :
XBB (iShares) illustre le côté 100% obligations : malgré leur réputation de valeur refuge, les obligations peuvent quand même perdre de la valeur quand les taux d'intérêt montent — XBB a reculé d'environ 11,7% en 2022, sans qu'aucune obligation n'ait fait défaut. CASH.TO (Global X), à l'inverse, n'est pas un FNB obligataire mais un « FNB d'encaisse à intérêt élevé » (HISA) : il détient des dépôts bancaires à intérêt élevé, avec une valeur essentiellement stable et sans risque de duration — un rendement qui flotte avec les taux en vigueur, environ 2,3%/an actuellement, versé mensuellement. C'est pourquoi CASH.TO (ou un équivalent) est souvent utilisé pour l'épargne d'un CELIAPP destinée à l'achat d'une maison à court terme : contrairement aux obligations, son capital ne fluctue pas au mauvais moment, juste avant un retrait important.
Ces estimations combinent le rendement nominal à long terme de 7,3% utilisé ailleurs sur cette page pour les actions mondiales avec une hypothèse de 4% pour les obligations — une moyenne historique raisonnable, proche des prévisions actuelles de Vanguard pour ses propres fonds. À plus court terme, les prévisions sur 10 ans de Vanguard (modèle VCMM, perspectives 2026) sont plus prudentes : environ 4,0–5,0% pour les actions américaines, 4,9–6,9% pour les actions hors É.-U., et 3,8–4,8% pour les obligations américaines — nettement sous la moyenne historique en raison des valorisations actuelles. Les rendements passés ne garantissent pas les rendements futurs.
La littérature est partagée sur la répartition optimale : une étude sur SSRN (Anarkulova, Cederburg et O'Doherty) soutient qu'un portefeuille 100% actions surpasse historiquement les stratégies conventionnelles à glissement vers les obligations sur la quasi-totalité des horizons de retraite, tandis que Morningstar calcule plutôt ses taux de retrait « sûrs » en supposant une répartition diversifiée plus prudente.
iShares (BlackRock), Vanguard et BMO offrent tous une gamme similaire (ex. VEQT/VGRO/VBAL chez Vanguard, ZEQT/ZGRO/ZBAL chez BMO) — le choix du manufacturier compte moins que le ratio actions/obligations choisi selon votre tolérance au risque et votre horizon.
Investir en un coup vs investir progressivement (DCA) ▾
Si vous recevez une somme importante d'un coup (héritage, prime, vente d'une propriété), deux stratégies s'offrent à vous : l'investir en entier immédiatement (« lump sum »), ou l'étaler en versements égaux sur plusieurs mois (« dollar-cost averaging », ou DCA) pour moyenner votre prix d'achat.
Sur le plan mathématique, investir en un coup gagne dans la majorité des cas : une étude de Vanguard portant sur les marchés américain, britannique et australien de 1976 à 2022 a trouvé qu'investir tout de suite surpasse le DCA environ deux fois sur trois (61,6% à 73,7% du temps selon le marché) — simplement parce que les marchés montent plus souvent qu'ils ne baissent, et que rester en encaisse pendant qu'on étale ses achats coûte en moyenne du rendement manqué. Quand le lump sum gagne, l'écart est réel mais modeste : environ 2,2% de mieux sur 3 mois pour un portefeuille 100% actions, un peu moins pour un portefeuille équilibré.
Mais le calcul mathématique n'est pas toute l'histoire. Si investir une grosse somme d'un coup juste avant une baisse de marché risque de vous pousser à vendre en panique près du creux, le DCA réduit ce risque de regret en lissant votre prix d'entrée — même si, en moyenne, il rapporte un peu moins. Le propre modèle de Vanguard le confirme : pour un investisseur réellement averse aux pertes, étaler ses achats peut être le choix rationnel une fois le coût psychologique pris en compte. La meilleure stratégie n'est pas nécessairement celle avec le rendement espéré le plus élevé sur papier, mais celle que vous serez capable de suivre sans paniquer.
Cette décision concerne surtout une somme déjà en main aujourd'hui (héritage, prime, vente d'un bien) — si vous investissez plutôt une partie de chaque paye au fil du temps, vous faites déjà une forme de DCA par défaut. Si investir un gros montant d'un coup vous rend nerveux, l'étaler sur 3 à 6 mois est un compromis courant : vous conservez une bonne partie de l'avantage statistique du lump sum tout en réduisant le pire scénario émotionnel.